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C’est la IIe Internationale socialiste le 20 juillet 1889 qui décide de faire de chaque 1er mai une journée de grève et de manifestation, pour obtenir à l’époque la réduction de la journée de travail à huit heures. Plus tard, cette journée devient une journée de lutte et de célébration des combats des salariés et du mouvement ouvrier.
Ce 1er mai 2026 à Paris, au milieu des syndicats et des groupes politiques, nous étions au démarrage du cortège pour célébrer aussi les luttes des travailleuses.


C’était l’occasion de présenter sur notre prototype 2027 pour l’Ile-de-France de cité/musée des luttes des droits des femmes. avec un beau poster co-réalisé avec l’aide d’étudiantes en Master de muséologie, le parcours muséographique prévoit 7 espaces (surface totale de 100 à 500m²):
- les Luttes des droits des Femmes
- Patriarcat
- Corps des femmes
- les Genres
- les femmes et leurs œuvres
- les associations féministes
- les musées déjà existants dans le monde
Un beau support de lecture, qui interpelait bien, notamment des féministes avec leur pancarte aux inspirées, ou bien portant des tshirts militants comme celui faisant corps avec les SALES CONNES (des mots tenus le 8 décembre par la femme du Président à l’encontre de militantes féministes qui dénonçaient le non-lieu d’un acteur humoriste poursuivi pour viol) ; et même une équipe de Clowne qui portait des messages pas si clownesques 🙂




Dans le flux du cortège parisien, beaucoup de slogans universalistes, sur les droits des travailleuses, la paix dans le monde, l’union des peuples.


Notre Cité est un lieu de mémoire et aussi de conservation des acquis sociaux, un rappel donc sur un drame le 1er mai 1891 à Fourmies (Nord de la France): la manifestation festive et pacifique revendiquant la journée de 8h, tourne au drame, l’armée tire sur les ouvriers et fait 9 morts, dont 2 enfants et Maria Blondeau 18 ans figure emblématique des luttes. La veille les patrons avaient affiché que le 1er mai ne serait pas chômé. Dans ce bassin lainier, les usines sont austères et insalubres, le travail dure 12 h/jour, parfois 15, et cela 6 jours sur 7!





