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7 décembre→18h30–22h30 : PROGRAMME
au média Au Poste (100% indépendant, en accès libre, sans publicité) au tiers lieu CESURE à Paris
18h30 – Sarajeva
Court-métrage d’Emma Charpentier, 28’, 2023. Plongée dans les archives familiales filmées par mon père en 1994 lorsqu’il rencontre ma mère à Sarajevo pendant le Siège. Ma mère me livre son vécu, notre passé familiale, et ses conditions de départ pour la France. Les images témoignent du quotidien des habitants assiégés de Sarajevo, au plus près du collectif et de l’intime en temps de guerre.
19h – 5 films de Jocelyne Saab
Présentés en version restaurée, ces films font partie du coffret « Jocelyne Saab, cinéaste (période 1974-1982) » édité par les Mutins de Pangée. Jocelyne Saab est née à Beyrouth en 1948, année de la Nakba, dans un quartier très mixe de Beyrouth-Ouest, où se côtoient musulmans libanais, kurdes, chrétiens. En 1968, elle entre à l’université et découvre la réalité des camps de réfugiés palestiniens. Elle fait des études d’économie en dépit de son désir de cinéma, et se lance dans le journalisme.
Les Femmes palestiniennes
Jocelyne Saab donne la parole aux femmes palestiniennes, victimes souvent oubliées du conflit israélo-palestinien.
Documentaire, 1974, couleur, France, 16 mm, 16 min.
Le Front du Refus (ou Les Commandos-suicides)
Quand la paix s’avère impossible, tous les moyens sont bons pour défendre une cause politique. De là naît, à la frontière qui sépare les territoires palestiniens et ce qu’ils refusent de reconnaître comme Israël, l’idée des commandos-suicides. Jocelyne Saab filme des adolescents, de seize à vingt-deux ans, qui s’entraînent sans relâche, dans une base secrète souterraine, à devenir des commandos-suicides.
Documentaire, 1975, couleur, France, 16 mm, 10 min.
Les Enfants de la guerre
Quelques jours après le massacre de la Quarantaine, dans un bidonville à majorité musulmane de Beyrouth, Jocelyne Saab suit et rencontre les enfants rescapés, marqués par les visions horribles des combats qui se sont déroulés sous leurs yeux. En leur offrant des crayons pour dessiner et en les engageant à jouer sous l’œil de sa caméra, la réalisatrice se retrouve face à un constat amer : ils ne connaissent plus d’autre jeu que celui de la guerre, qui, rapidement, devient pour eux aussi un métier.
Documentaire, 1976, couleur, France, 16/35 mm, 10 min.
Beyrouth, ma ville
En juillet 1982, l’armée israélienne assiège Beyrouth. Quatre jours plus tôt, Jocelyne Saab voit sa maison brûler et 150 ans partir en fumée. Elle se pose alors la question : quand tout cela a-t-il commencé ? Chaque lieu deviendra alors une histoire et chaque nom une mémoire.
Documentaire, 1982, couleur, Liban, 16 mm, 37 min.
Le Bateau de l’exil
Après avoir vécu dans la clandestinité à Beyrouth pour échapper aux Israéliens, le chef de l’OLP Yasser Arafat a quitté le Liban pour un nouvel exil en Grèce puis en Tunisie bord du paquebot « Atlantis ». Il parle de son destin et de l’avenir de l’OLP.
Documentaire, 1982, couleur, Liban, 16 mm, 12 min.
21h – Débat en public
Avec Mathilde Rouxel, chercheuse et directrice de l’Association Jocelyne Saab, Fabienne Missika, du collectif Golem, , et de Jean-François Corty, vice-président de Médecins du Monde, favorablement connu de nos services.



